Veuillez trouver ci-dessous le commmuniqué de presse des associations Transparence international (France) et Sherpa relatif au dépôt d’une nouvelle plainte visant plusieurs chefs d’Etat africains pour les biens (notamment immobiliers) qu’ils auraient acquis en France grâce au détournement d’argent public dans leur pays.
Survie se réjouit de voir qu’à la suite de la première plainte déposée par elle avec Sherpa et la Fédération des Congolais de la Diaspora en 2007, cette procédure est aujourd’hui relancée par des contribuables congolais et gabonais (qui peuvent se prévaloir d’un préjudice) ainsi que par Transparence International dont le mandat est spécifiquement la lutte contre la corruption.
Communiqué de Presse de Transparence International (France) et de l’Association Sherpa
TRANSPARENCE INTERNATIONAL (France) et l’Association SHERPA indiquent qu’a été
déposée mercredi 9 juillet au Parquet de PARIS, une nouvelle plainte simple visant les
conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis
en France par Messieurs Denis SASSOU NGUESSO, Omar BONGO, Téodoro OBIANG,
Blaise COMPAORE, Eduardo DOS SANTOS ainsi que les membres de leur entourage.
Déposée par TRANSPARENCE INTERNATIONAL (France) et des ressortissants gabonais et
congolais représentés par Maître William Bourdon, cette plainte vise exactement les mêmes faits
que ceux dénoncés dans une plainte déposée l’année dernière par les associations SHERPA,
Survie et la Fédération des Congolais de la Diaspora. Malgré les résultats très probants d’une
première enquête préliminaire, cette dernière a fait l’objet d’un classement sans suite.
Le nouveau dispositif issu de la loi du 5 mars 2007 fait obligation aux nouveaux plaignants - qui
envisagent par la suite de se constituer partie civile - de déposer une nouvelle plainte simple.
Ceux-ci espèrent qu’une information judiciaire sera ouverte dans les plus brefs délais. En effet, la
première enquête de police avait révélé l’existence d’un patrimoine considérable. La plupart des
informations réunies dans la plainte initiale avaient en outre été confirmées.
ll n’y a aucun doute sur le fait que ce patrimoine n’a pu être acquis grâce aux seuls salaires et
émoluments des personnes visés. Il existe de plus pour certains d’entre eux de très sérieuses
présomptions d’être ou d’avoir été les instigateurs d’importants détournements de biens publics. Il
appartiendra au Juge d’instruction de déterminer dans quelles conditions ce patrimoine immobilier
a été acquis et celles dans lesquelles les très nombreux comptes bancaires identifiés par les
services de police ont été alimentés. Il conviendra également de tirer toutes les conséquences du
concours prêté par certains intermédiaires à la réalisation des opérations litigieuses.
TRANSPARENCE INTERNATIONAL (France) considère qu’il est urgent de faire progresser les
droits à réparation des victimes de la corruption. La restitution des avoirs détournés par les
dirigeants indélicats est l’une des toutes premières priorités de Transparency International qui a
beaucoup œuvré pour que ce principe figure dans la convention des Nations unies contre la
corruption (convention dite de Mérida, 2003). Les populations les plus défavorisés sont toujours les
premières victimes de ces détournements.
La restitution des avoirs détournés constitue le chapitre de la convention autour duquel existe le
plus fort consensus parmi les pays signataires, tant au Sud qu’au Nord. L’Etat français, qui a, Ã
plusieurs reprises, réitéré son soutien à ce principe, doit s’assurer que l’argent de la corruption
n’est pas recyclé au travers d’investissements réalisés sur son territoire.
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